Mmondkopf fait n’importe quoi. Il est sensé n’être que la jeune pousse brillante, le prodige d’une techno française bien coiffée, le messie attendu depuis genre, je sais pas, Manu le Malin ? Un mec parti pour faire une carrière pépère à balancer des infra avec la touche espace de son mac. Mais non. Il fait n’importe quoi et vient d’enchaîner coup sur coup un album d’expectative sombre entre doom à capuche et péplum à sandales (Hadès) et remet ça avec Extrême Précaution, un side-project d’harsh lounge (tu te rappelles les compils Buddah Bar ? Le même genre de chill, style sumo qui dégomme des yakuzas en se brisant des bouteilles de Nika sur la tête). Alors quand le Heart of Glass Heart of Gold Festival m’a invité à servir des coups dans un bungalow dédié (on ne présente plus le HogHog et ses bungalove), des larmes de sang m’en ont coulé. Je choisissais quelques vins lunatiques pour honorer la présence de Mondkopf et de The Soft Moon en Ardèche. Un choix éminemment visionnaire car ces deux artistes, très exactement, et ce dès le premier soir du festival, se devaient d’annuler leur set. Le ciel ayant décidé de reprendre ses droits, la foule rassemblée pour la grand-messe n’eut de sang à boire que celui des nuages. Ceci est donc un live report de live annulé. Wine & Noise toujours à la pointe journalistique. Et pour deux artistes qui finalement n’ont pas joué, ce non-live report est effroyablement long. Vous êtes prévenus. Continue Reading →

Nnovembre est un super mois. L’heure grave où tu fais le bilan de l’été avant d’entrer dans cette période caractérisée par la consommation de racines. Et cet été tu as fait le tour des festivals qui étaient tous uniques, audacieux, super bien organisés et sponsorisés par des marques que tu portes dans une parfaite rétroaction. En fait, globalement, les festivals d’été ressemblent tous à ça. Je vais encore passer pour l’outrecuidant de service mais cette astuce pour glisser ma vidéo étant démaquée, j’avoue que le meilleur festival de cet été était l’Humanist SK Festival, justement organisé par les deux labels susnommés dans ledit titre du festival. J’étais invité à servir quelques coups bien sentis lors d’une mémorable soirée d’été, squat tout confort, artistes et organisateurs rivalisant de sympathie lunaire. Avec mes verres à 3 € j’avais l’impression d’être le Kerviel de la soirée. Retour sur la sélection du 21 juin.

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Oofficiellement, j’ai dû quitter le monde des humains lorsque, grâce au brillant LJB, j’ai appris l’existence de ça. Tout ce que nous avions imaginé en matière de pilules, de Soleil Vert à Matrix, n’était en fait que versions édulcorées d’un Top Chef pour crudivores. Non, le singe talentueux qui laissait des traces dans la boue volcanique tanzanienne (habilis), devenu entre-temps cet océan de sagesse (sapiens) n’a jamais fini d’innover (ctrl alt suppr). Libérer l’homme de la contrainte alimentaire est sa mission, celle qui consiste à assurer les prises commensales selon un optimum fonctionnel permettant au client d’avoir plus de temps à consacrer à Internet. Ces Michel-Ange du ravioli élèvent notre esprit et libèrent nos papilles de contraintes sociales pesant lourdement sur nos archaïsmes gustatifs. Bénis soient-ils.

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Ttu sais que personne ne lit vraiment tes analyses ? Je veux dire, ton plâtrât de word qu’on s’empresse de scroller pour arriver en bas en se disant « en plus il croit qu’on va le suivre sur twitter » ? Cette mystique littéraire absconse, cet érudisme approximatif et cette manière que tu as d’agencer tes chroniques constituent un ensemble fortement indigeste. Alors personne ne lit, c’est ainsi.

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Cce post est un vague souvenir. Se souvenir : activité sous forme de constat désagréable et de plus en plus fragmenté du fait que désormais ta vie se dégrade et que tu n’y peux rien. On va parler de ces jouissances si piteuses dans leur mélange de mauvais goût et d’extase : le tourisme et la fête. Parce que tu crois encore qu’il suffit d’agiter les bras pour faire vibrer ton visage engagé dans un grand huit au ralentis ou de faire croire à tout le monde que tu as un agenda de dingue pour augmenter ton personal branding. Et même si tu as bien conscience que l’équation (Opodo + Claude Lévi-Strauss + Michel Houellebecq = Triste Thaïlande) n’augmentera pas ton capital social, personne t’empêchera de profiter d’une destination exotique pour ramener des clichés funs et authentiques quand le principal étranger est devant toi à ce repas interminable : je suis ton père. Celui-là même qui a speedé pour trouver des trucs zens à Nature & Découvertes, preuve que la plupart de nos décisions sont basées sans autre alternative sur la fonction 2+2= ? Et comme le turnover est plus important que la nature des choses, que Stromae ait remplacé Manu Chao dans la catégorie ‘chantres des fêtes mondiales’ ne fait qu’augmenter ta confiance dans cet ensemble huilé.

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Nn’importe quoi. Tu essayes de faire un blog pointu : avant-garde musicale et exigence sommelière de tous les instants. Et pour ton premier live tu nous fais un bon gros concert de hip hop, moyenne d’âge 13 ans, bouchons à vis, Nuits Sonores et pistolets lazer. Et pourquoi pas un live tweet avec Jean Michel Aulas et une dégustation des vins Coppola ? Mais l’occasion était trop belle. Profiter du passage sold-out du gamin déjà daron dans le Rap Game pour tester quelques fioles de californiens surdosés, on n’a pas hésité. On a même osé faire une dégustation de vin en écoutant California Love. Et Ouais. Et quand Earl Sweatshirt a débarqué en bob à fleur, on a direct su que les Haterz avaient raison : amateurs d’expérience WTF sortez les verres INAO.

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