Ttu fuis les allégations santé dans ton alimentation. Conscient des manipulations marketing et des sous-jacents ethnocentrés, tu préfères te consacrer à la consommation de purée en flocons. Une recette simple et originale, basé sur un végétal de saison. Le flocon de purée est toujours disponible. Tu sais bien que des personnes soumises à une légère odeur de melon choisiront un dessert à faible densité énergétique. Quelque chose de frais. La nourriture comme représentation n’a pas de secret pour toi. Tu sais également que les fibres de coton, dont la production exigea déplacement de populations, sont habilement remplacées par des fibres synthétiques dérivées du pétrole. Dont l’extraction, technologiquement plus ou moins complexe, exige déplacement de populations. Alors tu t’interroges sur le sens de la vie et projette de créer un groupe expérimental basé sur les affinités illusoires. En ces périodes de crise, restons soudés. Comme disait une meuf que je ne connais pas mais qui écrit la nuit sur les murs avec un poska « lutte, tu n’es pas seul ».

En vrai, visiter des distilleries en Ecosse c’est un peu relou. Tu sais moi je suis un mec de la vigne. Le terroir, le vigneron seul avec ses caissettes à vendange. Le gars qui connait chaque cailloux de sa parcelle et appelle les ceps par leur prénom. Le whisky : rien de tout ça. Des usines. Des installations industrielles qui appartiennent quasi toutes à des groupes dont on ne parle que dans les pages saumon du figaro. Juste pour rire : Diageo c’est Caol Ila, Talisker, Oban ou Lagavulin mais aussi J&B et Smirnoff. Et Cîroc. Et ouais. Je suis même allé voir la plus petite distillerie d’Ecosse.

Bof. Pourtant le whisky est fabriqué avec de l’orge. En débarquant de mon easyjet je trépignais d’une rencontre avec des mecs qui plongent leur main dans des sacs de grains dorés, qui me font visiter des parcelles et tâter l’humus. T’as vu beaucoup d’orge en Ecosse ? Des moutons ouais. On distille pas la laine. Alors faut comprendre ce que cache le discours des étiquettes classieuses et des visites trop bien huilées (ouais, à l’entrée ils te font quand même sentir 3 grains d’orge dans des boites de pétri). Quand ils te parlent qualité de l’eau et forme des pot still (ces magnifiques alambics qui constituent en général le clou du spectacle). Quand ça parle intensité de la tourbe et variété des casks. Tu entres dans un univers subtil. Celui des allers retour entre extraction, dilution et évolution. Car la fabrication du whisky consiste grosso modo à extraire l’alcool contenu dans la bière (ouais, en fait le sky c’est de la bière distillée). Puis diluer l’alcool obtenu (70° ça pique un peu, on va le ramener tranquilou entre 40° et 50°), et faire évoluer cet alcool par le vieillissement. Alors tu essayes de capter la singularité. Le rôle de l’eau par exemple. L’Ecosse est une île dans une île découpée en îles par des lochs, ces genres de fjord où on élève des saumons. Croûte terrestre cisaillée par le temps et les remous du sous-sol. La pluie. Eau distillée des océans. Eau de vie. Sans évaporation l’eau est stérile. En retombant, elle inonde, irrigue, s’infiltre, modèle des paysages, creuse le flanc des montagnes et remonte dans les plantes.

La lumière fait circuler l’eau à travers les cellules molles des végétaux qui accumulent de longues chaines de carbone dans leurs graines. Puis intervient la forme des distillateurs. Extraire l’alcool et ses impuretés, car le whisky aime charrier d’autres choses que l’alcool. Secret des formes. Secret des filtres. Alors tu croises les distilleries dispersées sur des îles breathtaking, dans les Highlands et Lowlands cinématographiques ou dans la très chic Speyside et commence à capter d’où vient la diversité des maisons. Les distilleries ont besoin d’eau. De beaucoup d’eau. Et l’eau, en diluant délicatement des morceaux du manteau terrestre, va donner une note plus ou moins marquée au produit final. Ce graph super cool montre par exemple que les whisky Islay (tu sais, les trucs heavy) sont fabriqués avec des eaux de sources riches en minéraux (genre Hépar), quand les Speyside utilisent une eau hyper pure (genre Evian). L’eau, principal ingrédient du whisky, est une première étape dans la compréhension de sa complexité.

Dilated People

En vrai, un concert de rap c’est un peu relou. Tu sais moi je suis un mec de la noise. Les baguettes qui cognent, les cordes qui tremblent. Le rapport symbiotique avec les instruments. Le rap : un PC qui balance les sons. Un MC qui paye sa tournée de Jack Daniel. Un concert de rap, c’est un dj set avec un micro. On l’a entendu des milliers de fois celle-ci. Sauf que. La première fois que j’ai vu Dälek en live j’ai cru toucher du doigt la musique. Une expérience palpable. A la différence de Merzbow ou Sunn, par exemple, qui jouent avec génie de cette expérience tactile du déplacement de l’air, Dälek fait du hip-hop. Pas une expérience d’épilation définitive du cil auditif. Donc basiquement un beat, un flow. La tête qui marque le rythme. La chaleur du tempo lent, des basses fréquences sur lesquelles se posent rigoureusement les mots. Flow.

booba

Et puis cette masse sonore qui s’approche de toi, comme dans un film de SF dont les rues sont envahies par une fumée noire. Pour parler de Dälek on utilise les très commodes #MBV et #PE. La densité du son à la My Bloody Valentine combinée au très classique hip-hop de Public Enemy. Alors je plonge dans cette densité. Chaque album de Dälek est une leçon de rangement pour beatmakers. La manière dont les couches sont superposées, la répartition des fréquences. Remplir un spectre sans faire du remplissage. Occuper l’espace pour en libérer de nouveaux. Souvent tu joues à tétris dans ton ableton live, garage band ou cubase. Et tu obtiens une soupe comme un peintre qui ne finit jamais ses retouches. Et bien ces gars du New Jersey donnent l’impression de toujours en rajouter sans nuire à la clarté de leurs propos. Alap/Octopus, à la prod sur la plupart des albums, nous faisait écouter une compos. « Tu entends là ? cette nappe ? » « Pas du tout » « Mais si je l’enlève … » « Ah ouais carrément, j’entends que je l’entends plus ». Magique. La partie fantôme de la musique. Tu pourrais dilater un extrait de leurs compos et remplir un morceau entier. Extraire des diamants dans la roche, concentrés d’atome de carbone. Dilatation de l’air. Couche sonore abrasive, monolithique mais agencée de manière céleste. Les gars font un son pour babtou fragile fan de Sub-Rosa tout en ayant une crédibilité de la chaussée maximale. De Jersey à New Jersey.

Que racontent ces masses abrasives ? La beauté de la rage pure, la volonté de puissance diluée dans l’abstraction. Dälek travaille avec quelques puristes des musiques expé/drone. Je me souviens vaguement, avant la sortie d’Abandonned Language, Mike (moitié de Destructo Swarmbots et présent sur la plupart des disques et dernières tournées) disait « on va faire un truc psyché, à la black sabbath ». mouais. Ok. En fait si. La matière est si finement travaillée qu’elle devient planante, bloc de granit qui s’élève lentement. Dälek a distillé 20 ans de hip-hop pour en faire un extrait sacrément tourbé. Sur chaque album, ils abordent un délire sonore. Sur Absence par exemple, on a l’impression d’assister à 10 000 façons de distordre le son et d’en combiner les effets. La création de boucles de causes-conséquences, histoire de raconter un truc, est faite sur un temps vachement long : dans les compos de Dälek plusieurs boucles s’ouvrent simultanément pour durer. Ecoute le monument Distorted Prose.

Il fonctionne comme un sable mouvant. Milieu solide, viscosité maximale, le liquide qui ne peut s’écouler car son adhésion au support est trop forte. Ouverture sur un flow old school, thèmes classiques pour te faire ranger la chose facilement. Oui, je crois que c’est du rap. Pas besoin d’être Olivier Cachin. Puis arrive cette agression. Auras-tu le courage d’écouter jusqu’au bout ? Du rap qui donne soif. Du rap tourbé. Comme ces liquides qui ne désaltèrent absolument pas. Ils t’assèchent la tronche. Tu as soif. Tu veux de l’eau.

Les hydrocarbures sont éternels

Ah ouais la tourbe. La tourbe mec ! « alors là tu vois ce whisky est hyper tourbé » « ouah, génial ». La tourbe est composée de sphaigne compressée et dégradée en milieu anaérobie. Il y a différentes qualités de tourbe selon les régions en Ecosse. Certains diraient même des terroirs à tourbe. Les îles sur lesquelles pas un arbre ne pousse sont plus riches en sphaigne. Oui, la sphaigne, cette espèce de mousse bryophyte ultra-absorbante (exactement tu te souviens des pubs vania). La profondeur d’extraction de la tourbe aussi est importante pour sa palette aromatique. La hauteur de flamme quand tu crame la tourbe (tu l’auras compris ici, cette tourbe est un genre de charbon végétal, utilisée pour chauffer le malt). Mais ces arômes doivent encore être absorbés par le malt. A une certaine humidité. Selon la mouture et le degré de raffinage de l’orge, les arômes sont plus ou moins absorbés. Réglages encore. Extraction, intégration. Concentrer, laisser respirer. Au départ les distilleries sur les îles utilisaient vraiment de la tourbe comme combustible. Pas le choix. Transporter du charbon? Trop cher. Déplacer l’énergie ? Utiliser celle disponible sous ses pieds, accumulée par la vie qui se décompose lentement. Et puis le maltage s’est industrialisé, concentré, standardisé. Economies d’échelle.

Alors on reprend les dosages pour injecter du peat. Il parait que l’émotion physique est ressentie par le corps, tandis que l’émotion esthétique est ressentie par l’imagination. Tes papilles ressentent plus ou moins une odeur de feu de camp. De sauce barbecue (ouais, je connais plus de gens qui reconnaissent le gout de la sauce barbecue que de gens qui traînent dans leurs tourbières à la recherche d’Hammarbya paludosa). C’est un peu ce qu’apporte la dégustation d’un whisky, une émotion esthétique fortement liée à ce que tu imagines : les Highlands, les basaltes frappés par la mer. Des mecs chelous qui fêtent le sabbat et chassent des fous de bassan comme dans des romans de Peter May.

Finalement, cette histoire de tourbe n’est qu’une contrainte d’accès à l’énergie, dont la solution a été trouvée par des décroissants survivalistes dans un pays qui aujourd’hui exporte du brut. Ce brut qui irrigue notre planète et la réchauffe. Points d’approvisionnement distribués sur le territoire, créant un maillage représentatif de la capacité de déplacement des humains, les stations-services couvrent chaque jour nos besoins vitaux. Parmi ces besoins: prendre sa bagnole. Plus que les peintures mélancoliques d’Edward Hopper ou les trop mousseux clips façon car wash, la meilleure représentation artistique d’une station-service est celle de Young Thug. Dans le clip « King Troup » il propose une singulière cérémonie funèbre. Pour commémorer la mort violente d’un proche, il rassemble dans une station-service des meufs, des diamants, des peaux de bovins utilisées pour leurs propriétés isolantes et une quantité assez importante de fibres végétales extrudées et estampillée par l’Etat américain garantissant ainsi leur capacité à être échangées contre des biens de consommations. Des billets. La station-service est-elle choisie ici pour souligner sa capacité à offrir des aliments, des boissons et du carburant ? Une corne d’abondance distillant également, dans cette profusion de bienfaits, la mort. Violente, douce, certaine. Ce clip offre une image obsessionnelle: la roulette, les dés, une planète qui meure lentement par ce qui s’échappe de ses pores. La mort de Keith Troup. 19 balles. S’habiller en diamants pour l’occasion. Forges du manteau terrestres. Pierres. Précieuses. Tombales. Le diamant est, comme la sphaigne et le whisky, composé de carbone. Allotrope de haute pression, cristallisé de manière aléatoire dans les remous intestinaux de notre astéroïde bleu. Le diamant, matière forgée des Dieu, dure, inaltérable. Carbone pressé à 1000 mètres, 1400 degrés, puis refroidit lentement. Très lentement. Le temps seul éjecte son manteau, recrache ses inclusions dans des tonnes de roches. Certains diamants sont formés par des algues absorbées par la tectonique des plaques. L’instru est magnifique. Lente. Des synthés tubulaires que ne renieraient pas Raster Noton, un minimalisme ciselé digne des plus pointus électro-acousticiens. Une utilisation du silence tel ce couturier qui utilise la nudité pour habiller ses robes. Et puis ces changements d’échelles qui caractérisent la trap music : le tempo est lent, porté par une structure rythmique simple. C’est en changeant d’échelle dans la programmation des hit-hat qu’on apporte une détonation, ça pétarade au ralentis dans autant de micro-paternes qui apportent une folie déstructurée (tiens, secret de fabrication avec le TR8). C’est ici magnifiquement fais, ça crépite autant que c’est deep. Je pleure. Et puis arrive cette rime dans la bouche fragile de Young Thug :

I’m cold as the North fuckin’ Pole

I came a long way from the stove

Pour une raison que j’ignore, Young Thug utilise le participe présent d’un verbe familier pour parler de la partie la plus septentrionale de la planète terre tout en évoquant de manière imagée la réalité thermodynamique qui nous enveloppe et nous condamne au refroidissement généralisé. Le pôle nord oscille légèrement pendant la rotation de la terre, je pense que c’est cette caractéristique qui l’énerve. Dans cette station-service globalisée nous sommes tous des Young Thug. Froids. Gelés. Les fours qui nous ont donné naissance nous laissent seuls avec notre horizon, ils nous laissent nous refroidir lentement, nous battre pour des boissons et du gaz. Poussières. Des liasses de billets épaisses comme des livres, charrient des histoires sans valeurs, des valeurs sans histoire. Distiller vient du latin distillare « tomber au goutte à goutte ». Distiller s’est séparer par la chaleur les constituants d’un mélange. Nous sommes distillés par le temps qui passe. Ne blâmez pas trop vite les clips, application trop réaliste de la civilisation marchande. L’obligation de plaire, de plaindre ou de plagier. La civilisation des meurs. On se cache pour déféquer, on se cache pour se moucher. On se cache pour mourir. Et ce morceau contient les éléments de tension et détente qui en font un diamant en la matière.

Si Dälek et son rouleau compresseur est un whisky, une tempête noire tourbée telle un Talisker Dark Storm ; Young Thug est une vodka pure. Translucide. Inquiétante dans sa transparence. Le fond de l’œil de la mort. Le grain, l’eau, la tourbe. Dernière étape dans notre voyage écossais : l’extraction.

Jack Daniels / Vodka note ça c’est un classique

Quand on fabrique du whisky, on ne recherche pas une extraction pure. La vodka doit être parfaitement translucide. Peu importe la matière première utilisée pour faire de la vodka (patate, seigle, n’importe quel amidon discount, pourvu qu’il y ait de la matière fermentescible). On va extraire l’alcool en éliminant toute trace aromatique. On sort de l’alcool à 90% puis on dilue. Je disais plus haut que la distillation est une séparation par chauffage, mais cette séparation n’est pas juste évaporation de l’alcool en ce qui concerne les whiskies. On va essayer de capter des composés aromatiques, charrier de l’alcool avec un tas de molécules (souvent des trucs en phénols- et –hydes) dont certains sont créés par le process même ou des interactions avec le cuivre des distillateurs.

Toute la science de l’extraction est donc de capter les volatils en fonction de leur température d’ébullition. Pour produire des whiskies plutôt éthérés et subtils on utilise donc des alambics fin et hauts, chauffés lentement, pour capter les composés les plus volatils, légers, fragiles. Pour les plus tourbés, les alambics sont trapus, traitent des quantités plus importantes et travaillent sur des durées plus longues. On extrait le lourd, le goudron de l’eau. La forme du pot still et la manière de le faire tourner est donc un élément clé de la signature aromatique. Matières premières, méthodes d’extractions, puis viens la dernière étape: l’élevage. Traditionnellement, la complexité du whisky était obtenue simplement par le temps qui passe. Stocké dans des fûts de chêne la liqueur prenait sa couleur et son caractère en vieillissement tranquillement. Dans des wharehouse parfois au bord des lochs ou de l’océan : c’est ici qu’arrive le « iodé ». Il faut voir ses barriques alignées dans de simples entrepôts, à quelques mètres d’une plage, soumis aux embruns, aux odeurs d’algues, à la bruine céleste. Le côté maki du whisky. Sauf que. Le marketing n’a plus vraiment le temps pour attendre la complexité des composés qui se dégradent lentement. Tu sais, les plaques de métal qui rouillent, les photos en macro d’un matériau dégradé, l’art contemporain dans la rue. L’abstraction des formes créées par l’usure. Le lisse qui devient plus complexe en se dégradant. Mais la demande est forte, les vieux millésime n’ont même pas le temps de vieillir. Et puis c’est risqué pour les maisons. Si dans 20 ans la mode n’est plus du tout au single scotch, ya des barriques qui vont se déverser dans les lochs (ça donnera peut-être un goût sympa aux saumons transgéniques). Alors c’est le design qui crée la complexité. Ça mélange les fûts : neufs, vieux, de sherry, de bourbon, de bourgogne. Des chênes français ou américains. Certains vignerons me disent que parfois les maisons de whisky leur rachètent des vieux fûts, à la recherche de nouvelles notes.

Créer la complexité pose aux fabricants exactement les mêmes dilemmes qu’en musique : harmonies, arrangements, mélodies… On peut ajouter tous les ingrédients du monde sans obtenir le bon mix. Cacophonie. Les fûts ont exactement le même problème : pénurie de vieux fût, de bois nobles (un siècle pour qu’un chêne soit exploitable… va falloir penser au single scotch vieilli en fût de bambou). Alors on market du jeune chêne ou du charred cask. Quand on chauffe le bois, on va créer un gradient de température dans la fibre qui va avoir trois effets : 1) une couche adsorbant les arôme indésirables dans les distillats fraîchement obtenus (oui, comme dans le charbon actif) 2) on favorise l’apparition d’autres arôme issus du bois (oui, comme l’odeur du pain grillé) 3) on dégrade une partie des fibres, libérant ainsi des espaces d’oxydation dans le bois qui font créer d’autres arôme par recombinaison (oui comme quand tu aères ton verre pour faire style). C’est génial mec. Ya des articles scientifiques qui parlent de ça, demande moi en MP je t’envoi ça. On modifie les caractéristiques aromatiques transmises à l’eau de vie. On apporte de la douceur, du sucré, du vanillé. Toujours en recherche de nouvelles inspirations, nouvelles façon d’utiliser les vieilles barriques, Dälek enrichit sa discographie également avec des collaborations toujours choisies avec soin : avec les héros du kraut-indus Faust, avec les mythiques Young Gods pour une collab ethnico-mystique ou à travers des tournées communes avec Kill the Thrill. Assoiffé de matières premières à choisir, extraire, transformer, Dälek continue à distiller des masses de musique accumulées pour verser dans nos gorges déployées ses gouttes lourdes, brûlantes et terreuses. Nos glottes hurlent à la mort.

PS : pleins de trucs dont je parle ici sont détaillés dans ce blogspot ultime et Dälek, ça n’aura échappé à aucun lecteur attentif de ce blog, a livré une nouvelle cuvée avec Asphalt for eden chez les doomeux de Profond Lord Records. Et puis sur Lyon, une seule adresse : le Whisky Lodge, des coolos trop yolo qui sont même pas sur snapchat. 

20160830_165638