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u vas vraiment nous parler de la Corse ? Je ne pense pas. Nous servir la soupe beauté insulaire, folklore et terrorisme pastoral ? Je ne pense pas. Tenter de retranscrire l’habitus social aussi moqué qu’envié ? N’essaie pas. Tu t’englues dans ce filet géant, déployé quelques semaines lors de la migration des gnous. Harassant cône de farniente dans lequel vient s’échouer tout ce que le balnéaire peut charrier d’horreur concentrationnaire. Sans distinction de classe: des yachts en queuleuleu aux go-pro sur les routes sinueuses. Chacun vient ici pour encombrer les clouds en surchauffe d’images mainte fois vues, de bons plans comme s’il restait quelque chose à découvrir, engloutissant des charcuteries corses élevées dans le Finistère, saturant les STEP locales et transformant la capacité d’accueil en porte de sortie. Et lorsque la grande bouche des ferries se referme sur le bronzage, elle laisse derrière elle son flot d’emballages, tubes de crèmes solaires et ondes radio sans écho. Finalement, cette introduction étant celle du touriste râlant de sa propre misère, capable pour justifier son propos de dire « la Corse s’est mieux en janvier », nous parlerons ici de la Corse car nous y passâmes d’admirables soirées, au milieu d’une infâme cohue, nous pâmant d’amour pour d’impayables artisans. Incorrigibles nous sommes.

par dessus les remous

Evidemment, quand tu fais un blog qui s’appelle Wine & Noise, tu vas en Corse pour une deux choses : rencontrer Antoine Arena et te taper les polyphonies d’I Muvrini. Celui qui porte le nom d’une marque de maillot de bain est devenu la figure emblématique du renouveau des vins de Patrimonio. Sa réputation étant ce qu’elle est, on ne pourra sur le sujet rien ajouter ni soustraire. Passons tout de même au chai du maître déguster quelques-unes de ces merveilles et découvrir les cuvées de ces fils. Sur le sujet de la transmission également tout est dit : continuité en douceur, chacun traçant sa voie mais tous travaillant ensemble, poursuivant la route tracée par le père. Somme tranquile de la minutie. Sauf que dans l’équation on oublie souvent Marie. Classique. Et pour le coup, on a vu ni le père, ni ses deux fils, mais on a rencontré Marie. C’est hallucinant le lien des Arena au territoire. Dans le village de Patrimonio il y a des tombes avec des générations d’Arena. C’est troublant, une émotion particulière pour l’urbanisé qui s’interroge. Ces gens sont là depuis des siècles.

Patrimonio UNESCO

En cette après-midi ensoleillée (forcément) Marie est au four et au moulin. Elle anime le verbe haut les dégustations qui s’enchaînent. Elle sert, elle commente, elle explique, elle emballe, elle prend les commandes. Elle traite avec un sérieux identique le fan hardcore pétrifié – vais-je rencontrer le maître ? – et le touriste en slip de bain – avez-vous du vin bleu ?. Elle possède la force tendue de ses vins et le verbe piquant du maquis. Daronne de corpulence sèche, aux gestes précis, elle glisse au milieu de ses cuvées délivrant une agronomie très corse dans sa maîtrise de l’incontrôlable. La fertilisation ? « dans les vignes, on mets un peu de fumier de mouton … quand on en trouve ». La taille ? « on va pas payer des gens pour rogner comme des sourds, la vigne, en bonne santé, elle se régule … ». Elle glisse un conseil d’ami au caviste-ex-financier-en-reconversion « pour comprendre le vin, faut mettre des bottes ». La succession ? « chacun de mes fils a choisi ses parcelles, on travaille ensemble mais chacun chez soi, c’est mieux. Si l’un veut acheter un bull, il peut acheter son bull ». J’ai adoré cette référence au bull (le tracteur, pas le chien). Synonyme d’indépendance Corse : le bull. Logique. L’histoire est belle. Ils ont souffert les Arena pour hisser un terroir dans les tops mondiaux. La viticulture Corse a toujours existé (façon de parler hein), avec une histoire oscillant entre paysannerie (la viti-polyculture-élevage, encore pratiquée par les parents d’Antoine et Marie) et productivisme (quand le vignoble corse fut envisagé comme relais de la viticulture algérienne en 1962).  Si aujourd’hui ça bouchonne sur le parking des Arena – 30 000 bouteilles pour 3 000 000 assoiffés – laissant un boulevard pour les fils, cela n’a pas toujours été le cas. Facilement on pourrait ne voir ici que le résultat du travail, de la patience et la croyance dans son terroir. Facilement. Ce serait oublier les hasards de l’histoire et les errances de l’imaginaire collectif. La dégustation tourne à sa fin et Marie, avec une moue résignée, aride comme l’immortelle, lance aux assoiffés « personne veut goûter le muscat ? – avec le a qui traine, bien sûr– le gens n’aiment plus le muscat. Moi c’est ce que je préfère ». Bon. Ok. Effectivement le muscat c’est la boisson à Mémé, le truc qui te coupe la faim pour 3 jours, à boire éventuellement quand tu prépares un trail. Soit. Sauf qu’ici, Marie livrait une ésotérique qui prendrait son sens véritable quelques jours plus tard. Gros teasing. Muscat. Pourquoi. Netflix.

S’installer dans le territoire 

Ravis de cette rencontre, nous partions ensuite chez Stéphanie Olmeta, vigneronne autodidacte au patronyme évocateur pour tout fan de Chris Waddle. Après avoir rencontré Marie en voulant rencontrer Antoine, on a donc rencontré Jean Laurent en cherchant Stéphanie. On n’est pas attaché aux conventions tu vois. Jean Laurent et Stéphanie débarquent dans le vin par le hasard des successions. Jean Laurent raconte cette histoire de retour aux sources avec simplicité et passion. Exactement le genre d’histoire racontée par leurs vins, se cherchant parfois, sincères toujours. Et qui d’après les spécialistes (pas moi donc) deviennent de plus en plus réussis (source : les hardos sur forum LPV). 

Ici c’est Marfisi

Nous sommes en 2004. Pour te situer, TV On The Radio vient de sortir Desperate Youth, Blood Thirsty Babes. En 2004 donc, Stéphanie est dans le tertiaire. Loin du terter. Mais on va pas laisser le bail expirer. Il y a des terres familiales à travailler. On s’ennuie dans les bureaux. Allez on y va. Jean Laurent est pompier, rien à voir. Mais il sait conduire des camions. Allez, on y va aussi. « on apprends sur le tas, on se forme à droite à gauche, on apprends plus ou moins vite ». Et comme souvent chez les néo « depuis le début on imagine travailler en Bio, c’est venu naturellement, on voyait pas une autre façon de travailler. On nous a légué quelque chose, on voulait en prendre soin ». Les débuts à tâtons, quelques années difficiles où l’apprentissage s’accélère. « On a que 7 ha, c’est gérable niveau travail. Dans le bio il faut plus de vigilance, accompagner la vigne, ne pas trop éliminer pour protéger les baies du soleil. Il y a des coups durs, des casses de matériels, mais on survit ! ». Calmement. 

Lucides sur la place particulière des vignerons, entre luxe et nécessité : « le vin doit être abordable, on pense que c’est un produit ordinaire qui s’adresse à pleins de consommateurs différents, mais il faut reconnaître qu’en réalité le vin est un produit de luxe. Tout le monde ne peut pas s’offrir une bouteille à 10€». Rythmique insulaire sur le développement de leur affaire « on veut pas brûler les étapes. On est que 2, on veut pas abandonner certains travaux. Par exemple, ce que je préfère c’est le travail en vigne. Produire de belles baies ça me parle. Donc on avance à notre rythme, sans faire de folies. On ne produit que 15 / 20 000 bouteilles ». Honnête sur le commerce et le rôle du tourisme : « on a la chance d’avoir un super emplacement, entre le Cap Corse et Saint Florent, on vend beaucoup en direct, on rencontre des gens très différents et ça nous donne envie de faire des cuvées très différentes : des macérations courtes à des choses plus travaillées, toucher plus de monde ».

On nous a légué quelque-chose

Et quand on parle du terroir, de l’ambiance vini-viti du coin, le gars est hyper enthousiaste, amoureux du pays et des gens : « l’AOC de Patrimonio est très petite : 35 vignerons. C’est une famille, on apprend beaucoup de nos prédécesseurs qui ont travaillé pour faire reconnaître l’appellation. La plupart sont en bio. Donc c’est une richesse pour nous. Bien sûr on fait aussi des vins hors appellation, on ne veut pas se battre pour argumenter dans les comités de dégustation. On se fait plaisir aussi en sortant du standards, mais le travail fait par l’appellation est hyper important ». Sociologie de comptoir : on y trouve ici la force collective d’une identité propre, et ce goût pour l’indépendance quasi génétique. Hyper enthousiaste aussi, forcément, sur les roches dans lesquelles s’épanouissent ses vignes « Notre terroir est exceptionnel ! on a des argiles, des calcaires. Des sols très différents d’un coin à l’autre, un climat influencé par le relief et la côte toujours présente. Nos sols permettent de mélanger opulence et fraîcheur, minéralité sur les calcaires et plus de gras sur les argiles ». Et comme je suis un gros geek du data, je trouve quelques publi qui mettent ces données sur les cartes. Ici une belle carte de l’appellation Patrimonio qui montre la multiplicité des terroirs (classés selon des variables comme l’orientation, le relief, l’altitude, la pluviométrie, la distance par rapport à la mer). Bon, c’est traité par une bonne vieille ACP (Analyse en Composantes Principales), mais je sais que tu préfères les images aux calculs :

Ce joli travail est réalisé par le CRVI, dont les travaux de caractérisation des cépages et terroirs corse sont assez passionnants. Je conseille le truculent article « Fertilité des sols viticoles – Intérêt des apports organiques par rapports à un programme classique de fertilisation minérale », puisqu’il paraît qu’il existe encore des gens parés de science pour croire en la pétrochimie. Le CRVI a également publié un excellent « la vinodiversité expliquée à ma fille » par Josée Vanucci Couloumère – présidente indépendante et insoumise (c’est elle qui le dit) du CRVI, que l’on peut écouter ici parler cépages rares. Avant de quitter ce cher Laurent, on parle avenir forcément. « On a planté 2 Ha sur la propriété familiale : 1 ha Niellucciu ½ ha Vermentinu et ½ ha Muscat petit grain à 4400 pied / ha, c’est la densité de l’appellation. On a fait un gros travail du sol pour aider la vigne à aller en profondeur. On y va doucement. On a encore du mal à contenter tout le monde ».

D’une captivante simplicité 

Au fait, on n’a pas oublié de causer musique là ? J’étais complètement parti dans les intégrales I Muvrini, j’en ai oublié de diguer le crypto-sludge corse. Bon, c’est pas moi qui vais vous faire découvrir Lord Horses ou 6IX9INE. Si mes chroniques ne sont pas publiées dans NewNoise ce n’est pas pour rien. Et bien sûr Patrimonio c’est Les Nuits de la Guitare faut que je révise Véronique Sanson. Mais à bien y réfléchir je peux parler ici d’une artiste discrète mais ayant dans ces compos sensibles ce qu’il faut de nitroglycérine pour avoir l’allure d’une paisible mais dangereuses bergerie du bucolique espace. Lynhood.

Seule avec sa basse, elle construit des lignes tendues entre ta peur de passer à la trappe et ton envie d’y plonger. Voix haut perchée qui te place dans les fraicheurs nordiques, textures superposées qui créent les paysages ambiants, boucles mélodiques rassurantes, troublées par des saillies bruitistes et toujours très maîtrisées. La simplicité captivante, l’aura des entre-deux, des lisières, des crépuscules. Tel un sol qui sous nos pieds révèle ses strates dans lesquelles plongent les racines. 

ces racines que l’on boit

Ce travail minutieux sur les textures des cordes (frottées, pincées, grattées, caressées) avec une économie de moyen (basse – voix) créé un univers foisonnant maintenu sous pression. Telles ses herbes sèches, piquantes, ligneuses, rudes du maquis qui croissent limitées par un sol pauvre et une atmosphère écrasante. Des travaux à découvrir en parallèle de ceux de Loup Uberto. Compagnon de label (les infatigables Reafforests) et de collaboration, avec qui ils ont par exemple réalisé cette vidéo à déguster avec un vin de bourbes : 

Loup Uberto est un artiste qu’il serait trop simple de réduire à son instrumentarium bricolé, guitares en bidons de fer, circuit-bending et lutherie de recyclage. Parcourir son bandcamp c’est découvrir qu’il est aujourd’hui encore possible de vivre la musique façon saltimbanque post-moderne, nomade dans l’espace, le temps et les langages. Loup Uberto aborde le monde avec sa flûte et son couteau. Une obstination lunaire. Créer des ponts dans un monde qui crée des murs.  L’indécision comme certitude, évoquant des passages fragmentaires, telles nos vies marchant sur des œufs et caressant à peine la surface de l’écosystème, de peur de tout casser en étant trop présent. Avec Bégayer, ils explorent une nouvelle chanson. Populaire, de caniveau, qui prend les mots au pied de la lettre, quitte à jouer les pieds dans l’eau, comme dans cette vidéo qui tue le game de la chanson à emporter : 

« mon grand oncle s’est installé là-bas il y a une vingtaine d’année avec ses enfants. Il a du reconstruire sa maison, un mec du village l’avait fait sauter. Il avait utilisé les bouteilles de gaz « vacances ». Pas très sympa quoi… Et puis ça ne lui suffisait pas alors il a tué leur chien et accroché sa tête sur un poteau devant leur maison en flammes »

Lynhood est trop discrète pour parler d’elle même. Alors avec Chloé, de son vrai nom, on évoque ses vacances en Corse, souvenirs d’enfance entre bonheur salé et maisons en flammes. Les errances qui se frottent aux racines, les amitiés qui se nouent dans les drames. Après avoir cramé leur baraque, les voisins s’avèrent charmant. Se faire accepter. A la rencontre de tout ce qui vibre et chante, Loup ramène des instantanés aussi sobres qu’incandescents qui nous parle d’une Europe que l’on nie:

ou d’un Cuba trop vrai pour être vu:

une écriture érudite sans être intellectuelle, silencieuse de celui qui sait se fondre dans l’allégresse des autres. Dans ces témoignages, il existe une beauté intrinsèque, qui peut devenir tragique par les conditions dans lesquelles elle émerge. Ainsi de ces enregistrements d’une famille de réfugiés, dans un camp en Grèce, dont la captation toute en pudeur révèle la capacité de la musique à rendre le monde plus grand. Admirer les choses que nous détruisons. Se réfugier. Alchimistes, ils transforment les objets du quotidien en summun de poésie.  

Et le muscat dans tout ça ? 

En continuant nos glissades dans les rues de Patrimonio, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Entre ruines coloniales et potagers urbains, on découvre le Libertalia – Bistro Tropical. Tout un programme, allons-y pour le combo chemises à fleurs – samossas – rhumcoco. En fait non. Il y a des stickers Slow Food et des assiettes qui mettent en avant le PRODUIT et le sourcing de proximité. Très bien. L’auberge est l’idée de Pierre François Maestracci, qui remet un nom derrière chaque produit consommé en Corse. On est dans le thème. On en profite pour goûter quelques-unes des autres merveilles de Patrimonio : un rouge de Leccia, un rosé du Clos Marfisi… Notre gourmandise est insouciante devant le défilé de spécialités locales, on déambule tranquillement entre délicates assiettes végétales (potager bio en contre-bas) et grillades explosives… Arrive sans transition l’assiette de fromages.

Corses.

Fromages.

Corses.

Le fromage corse fait plus de dégâts que n’importe quel terroriste. Il te donne l’étrange impression de devenir cannibale. Ou coprophage. L’assiette est là, faut bien se mettre au travail. Olfactivement, c’est quelque-chose entre l’épithélium interne d’une vache et le quatrième bassin d’une station d’épuration. Mais tu es courageux, en vacances, ouvert aux expériences. Ta bouche devient alors victime d’un genre d’hémiplégie. Il devient difficile d’articuler, de converser avec ta partenaire pourtant charmante. J’arrose le tout d’un verre de Leccia rouge bien charpenté. De la flotte. Aucune interaction. Niveau zéro de l’accord mets-vins. C’est alors que je me rappelle les bons tuyaux de Marie. Le muscat. Vite. Le muscat. En une gorgée la magie opère, disséquant la masse informe de goûts puissants en une infinité des nuances. Les sucres, habituellement écœurants, sont ici appétants : ils accompagnent la force du fromage pour la rendre accessible et multifacette. Et les arômes, tant fromagers que vineux, habituellement masqués, s’ébahissent librement, révélés dans leur écrin de puissance atténuée. Arc-en-ciel et licorne. Lorsque tu regardes le soleil dans les yeux, tu ne vois qu’une tâche uniforme qui te crame la pupille. Mais les photos du soleil avec le bon objectif permettent d’observer sa surface, les mouvements, les dégradés de couleurs, les différentes textures, les micro-évènements qui s’y déroulent. Vlà à peu près le genre d’illumination que j’ai eu ce soir-là, sous les étoiles estivales et la bienveillance de Marie. Merci Marie. Cette singulière expérience est finalement très bourdieusienne. Lorsqu’il explique que la distinction sociale et la hiérarchisation des goûts s’appliquent également à la bouffe. Les upper class qui s’extasient devant des mets fins, légers et sapides, s’éloignant des trop laborieuses classes et leurs plats roboratifs. La veine actuelle du goût sur le ‘minéral’, la ‘fraîcheur’ (dont je suis absolument pétri) contre des vins trop nourrissants, lourds de sucres résiduels.. L’urbain stressé ne jure que par les sushi (saumon tétraploïde + avocat issus de la déforestation) et son frêle estomac n’accepte que vins fluets et chèrement travaillé sur la tranche calcaire. Tandis que le muscat est ce vin de force, celui qui aidera à passer l’hiver rude dans le maquis, qui accompagne les fromages en putréfaction issus des herbages printaniers, qui ne sont que souvenir sous l’obscurité des nuits glaciales.

houblons en terres viticoles

Notre séjour en Corse touche à sa fin, un dernier tour au Ballà Boum, super festival de place du village. On y découvre la Ribella, cette bière 100% Corse (oui, ils maltent les orges produits sur l’île – coucou les Malteurs Echos), superbement faites avec ingrédients du maquis, y compris les houblons qui poussent non loin des sources d’eaux fraîches traversant le village de Patrimonio. Pardon. Patrimoniu. Super job, encore avec Maestracci à la baguette, ici avec une casquette vigneron-brasseur, décidément très actif dans le renouveau territorial. Du houblon, du muscat, de la pop music… La Corse a bousculé quelques certitudes, et je vais vous le dire dans l’oreille, j’ai même pris du plaisir à un concert de Part Time Friends. Mais je demande pardon. J’ai ensuite écouté Cannibal Corpse pendant 48H. L’écume des certitudes …